Emile Zola dans sa maison de Médan en Yvelines

La maison Emile Zola est fermée au public depuis le 3 octobre 2011 et rouvrira ses portes en 2018.
Une extension dans les dépendances sera conscrée à un Musée Dreyfus.



 







L'enfance d'Emile Zola est à Aix-en-Provence, sa vie d'écrivain à Paris

Sa maison de Médan habitée de 1878 à sa mort est devenue musée


propriété de Assist Publique Paris - gestion Association Maison Emile Zola
Musée en réfection

 


 




La maison de Médan

 Emile Zola vécut dans cette maison pendant 24 ans et y écrivit l'essentiel de son oeuvre : Les Rougon-Macquart, dont Nana, Germinal... Ici naîtront également "Les Soirées de Médan". Il s'adonna aussi à la photographie, sur les bords de Seine. En 1905, la veuve de l'écrivain fit donation de la maison de Médan à l'Assistance publique. Ouverte au public en 1985, elle est maintenant gérée par l'Association Maison Zola Musée Dreyfus, présidée par M. Pierre Bergé, qui en a entrepris la restauration. Le but de l'Association est d'aménager dans les communs de la bâtisse un Musée Dreyfus. Ce mémorial est dédié au combat pour la tolérance, contre l'antisémitisme et contre tous les racismes.


 
 Il trouve une « cabane à lapins », qui n’est pas à louer, mais à vendre. Retrouvant à Médan un peu de la campagne de son enfance provençale, il achète cette petite maison et y voit déjà le cadre idéal pour poursuivre l’écriture de la série des Rougon-Macquart. De 1878 à 1902, Médan devient sa résidence principale.

Pour Zola, l’âme d’une maison tient à ce qui s’y vit à l’intérieur, alors… peu importe son apparence extérieure ! La maison de Médan reflète à l’extrême les goûts naturalistes de l’écrivain : vitraux, tentures, tapis, meubles de toutes époques, entre art médiéval et Art Nouveau. Les deux tours qui finissent par flanquer le bâtiment principal ont une drôle d’allure.

Les agrandissements successifs étaient faits au fur et à mesure de la vente des livres. Comme Hugo pour sa maison d'écrivain à Guernesey, le couple Zola a acquis un grand nombre d'objets en brocante mais contrairement à l'auteur des Misérables c'est rarement du vrai, il y a beaucoup de copies. Les vitraux sont présents dans toute la propriété.

Dans son bureau qui s’ouvre sur la nature environnante et dont les murs sont hauts de six mètres, il a fait écrire Nulla dies sine linea (pas un jour sans une ligne). Il produira, année après année, quatre à cinq pages chaque jour.


 
 
 Septembre 1984. Création de « l'Association du Musée Émile-Zola ». Octobre 1985. Inauguration du « Musée Émile-Zola ». 16 février 1998. Création de « l'Association pour le Rayonnement de l'Œuvre d'Émile Zola » (AROEZ), présidée par Pierre Bergé. En collaboration avec « l'Association du Musée Émile-Zola » qui continue à exister, l'AROEZ a désormais pour tâche de gérer la maison, dirigée par Marion Aubin de Malicorne. Elle se donne comme objectif d'entreprendre, sur une grande échelle, une restauration et un aménagement des lieux.

4 octobre 1998.La signature d'un bail emphytéotique entre l'AROEZ et l'Assis­tance publique — qui reste propriétaire des lieux — permet le démarrage des premiers travaux de restauration.
Le « Musée Émile-Zola » de Médan, c’est :
1. La salle de billard Les vitraux de Baboneau, traversés par la lumière du jour, attirent le regard dès l'entrée. Le plafond à poutres apparentes, imaginé sur le modèle de celui du château de Beauregard, est décoré de blasons qui rappellent la généalogie de Zola : on aperçoit notamment les armes de Paris, de Médan, de Venise, de Corfou, de Dourdan, d'Aix-en-Provence… Le sol est pavé d'une mosaïque aux motifs orientalistes, bordée d'un bandeau ceinturant la pièce. Au centre, une cheminée monumentale, avec sa taque de fonte sculptée de fleurs de lys. Parmi les meubles, certains sont d'origine, comme le bahut hollandais du XVIIIe siècle et la table marquetée qui se trouve tout près ; mais le billard a été acquis par l'Association du musée. Au mur, des gravures ou des photo­graphies évoquant Edmond de Goncourt, Alexandrine Zola, les auteurs des Soirées de Medan…

2. La salle à manger Son plafond est orné de fleurs de lys ; le décor mural se compose d'un lambris montant à mi-hauteur, surmonté d'un papier peint imitant le cuir de Cordoue. Des car­reaux de Delft forment l'encadrement. Les fenêtres sont garnies de vitraux d'origine médiévale, où revient le motif de la fleur de lys. Au centre, un table imposante, entou­rée de chaises. Dans une vitrine, une série de douze assiettes décorées évoque des scènes de L'Assommoir. À côté, la cuisine a conservé son revêtement de céramique ; la porte d'entrée a retrouvé son vitrail d'origine, représentant Mes-Bottes (d’après un dessin d’André Gill).

3. La chambre de Zola Située au premier étage, elle a été restaurée en 1993, un sondage dans les murs ayant permis de retrouver les teintes d'origine (bois-de-rose et marron glacé). Au des­sus de la cheminée, une fenêtre ouvre sur le jardin et l'allée de tilleuls : les conduits de fumée de la cheminée encadrent la fenêtre. Un immense tableau de famille représente François Zola, son épouse et leur fils Émile.

4. Le cabinet de travail Situé au second étage, c'est la pièce la plus imposante de la maison. On remarque la cheminée encadrée de cariatides, sur laquelle est peinte la célèbre devise : nulla dies sine linea. Devant une alcôve éclairée par un vitrail, se trouve la première table de tra­vail de l'écrivain ; non loin, un grand fauteuil tapissé de cuir, décoré de la devise des Hautecœur, les personnages du Rêve (« Si Dieu veut je veux »). Parmi les éléments qui meublent la pièce : une Vénus accroupie (sculpture de Bosio), des caricatures, des édi­tions originales, des affiches, des objets ayant appartenu à Zola (un encrier, un porte-plume, un binocle en or…). Sur la cheminée, est posée la pendule noire rendue fameuse par le tableau de Cézanne (Nature morte à la pendule noire, 1866). Au dessus de l'alcôve, en mezzanine, apparaît une bibliothèque vitrée. Les vitraux d'origine (jadis installés par Henri Baboneau) n'existent plus.

5. La lingerie Située au dessus de la salle de billard, cette vaste pièce aux nombreux placards en sapin de Norvège était utilisée comme salon de couture. La présence de Jeanne Rozerot y est évoquée : un buste la représente et un haut-relief montre Denise et Jacques (sculptures d'Armand Bloch). On aperçoit du linge fin dans les placards, un métier à broder, un mannequin de couturière. Une grande table de coupe occupe le centre de la pièce. Un tableau représente Jeanne et ses enfants à la fenêtre de la villa de Cheverchemont.

6. L'exposition consacrée à l'Affaire Dreyfus Jouxtant la lingerie, les anciennes pièces de service ont été aménagées en salles d'exposition consacrées au rôle de Zola dans l'Affaire Dreyfus. Elles présentent une importante collection de journaux et de caricatures de l'époque.

7. Les jardins et le lazaret Le lazaret, restauré et réaménagé entre 1990 et 1993, abrite des expositions temporaires. Le parc environnant, qui s'étend sur environ un hectare, comprend un petit jardin à la française (situé devant le bâtiment principal), une allée de tilleuls con­duisant à la grille principale, des pelouses et un sous-bois. À l'extrémité de la pro­priété, se trouvent l'ancien pavillon des jardiniers et les bâtiments de la ferme ; la serre est en partie détruite.