Pierre Loti avec trois maisons







la maison natale de Rochefort en Charente Maritime
propriété de la ville de Rochefort gérée par elle
Musée exotique mobilier et décors des pays visités par Loti

En pays basque, villa Bakhar Etchea à Hendaye, propriété privée
Ne se visite pas

dans l'île d'Oléron, la "maison des aïeux" est privée
Ne se visite pas

 


 

La maison natale de Rochefort
Quoi de nouveau pour demain? Quoi d'amour, de charme et de souffrance?"
Pierre Loti, a passé une grande partie de sa vie à transformer sa maison natale rochefortaise en un lieu théâtral, où il se mettait en scène lors de fêtes mémorables. Les décors de la maisons son inspirés du passé : salle gothique et salle Renaissance, mais aussi des pays lointains d’Orient et d’Extrême Orient, qu’il connut lors de ses lointaines missions…

Maison d’écrivain, unique et féerique, la maison de Pierre Loti est certainement la plus dépaysante et la plus originale des demeures de la fin du XIXe siècle.

C’est une jolie maison du XIXe siècle, au n°141 d’une rue tranquille. La visite commence par un charmant salon pourpre chargé de souvenirs évoquant déjà, subtilement, les différentes vies de Pierre Loti. Un tout petit tableau, à droite de l’entrée, le montre en famille et… dans les nuages. Image miniature et prémonitoire, tant l’homme semble se débattre avec le réel. Puis nous traversons le salon austère et conventionnel de Madame Loti et… tout bascule : la maison devient château Renaissance, chapelle gothique ou encore mosquée arabe, au gré des voyages et des amours de l’auteur de Pêcheurs d’Islande. Partir et revenir: la quête de Pierre Loti, mystique ou décadente, reste peut-être celle d’une paix intérieure jamais atteinte. Sa maison est à son image, extravagante, mélancolique mais toujours d’une beauté fracassante.

Tapis, étoffes, mosaïques, collections d’armes et coffres rassemblés au gré des voyages, trouvent logiquement leur place dans la maison rochefortaise qui a immortalisé, au même titre que ses romans, son illustre propriétaire. La maison natale est le miroir de sa vie, où les rêves et les fantasmes s’expriment audacieusement. Le visiteur traverse un salon rouge, une galerie de portraits, une salle Renaissance puis une pièce gothique, une pagode japonaise, une chambre des momies, une mosquée, un petit salon mauresque chargés d’objets, qui tranchent singulièrement avec l’austérité de la chambre à coucher, empreinte d’humilité.

Composée à partir de la réunion de plusieurs maisons rochefortaises typiques, la demeure que Pierre Loti s'est créée et aménagée autour de sa maison natale et familiale est en fait totalement atypique, tant par rapport aux maisons avoisinantes qu'au sein de l'ensemble des maisons d'écrivain. Décorée à l'aide des nombreux objets, textiles ou éléments d'architecture qu'il ramenait de ses voyages, cette maison fut pour Loti son port d'attache, où il revint et séjourna sans cesse. Lieu de représentation, elle lui servit également de cadre aux fêtes historiques qu'il se plaisait à organiser. N'ayant subi que quelques modifications au cours du XXème siècle, la maison de Pierre Loti a été vendue à la ville de Rochefort en 1969 par le fils de l'écrivain. Recevant chaque année un très grand nombre de visiteurs, cette maison pose actuellement des problèmes tout à fait particuliers de conservation de la décoration originale des lieux. Des projets de mise en valeur du fonds littéraire de cette maison sont également en cours.

Suite au constat de détérioration des collections et de la maison, la Ville de Rochefort a pris la décision avec le soutien de l’Etat (Direction Régionale des Affaires Culturelles et Monuments Historiques) de rénover la Maison de Pierre Loti depuis fin 2012. La fermeture totale du site est indispensable, car il est impossible de restaurer des collections in situ. En effet, l’étude de conservation préventive réalisée en 2010 atteste la présence active d’insectes amateurs de bois et dresse un bilan alarmant concernant l’état des collections qui doivent subir différents traitements, du simple dépoussiérage à la restauration complète.


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Bakhar Etchea, maison basque de sa seconde famille

Pierre Loti, nommé au commandement de la station navale d'Hendaye, s'installe dans cette modeste maison en décembre 1891. Très rapidement séduit par le Pays basque, ses habitants et leur mode de vie, il achète la maison en 1903 et fait exécuter des travaux afin de recevoir confortablement les personnalités les plus éminentes de son temps. Il revient y finir ses jours en 1923.

Pierre Loti, officier de marine déjà célèbre, fut nommé académicien le 21 mai 1891. Il sollicita du ministre une affectation à un poste qui lui laisserait tout loisir de poursuivre ses activités littéraires et obtint le commandement du «Javelo», petite canonnière basée à Hendaye. Il loue une maison modeste, sans commodités, mais est immédiatement séduit par la vue magnifique que l'on a depuis les terrasses. Il s'attache rapidement au Pays basque, à ses habitants et à leur mode de vie.

En 1899 l'écrivain donne à la demeure le nom de Bakhar Etchea, la maison du solitaire. Il achète la maison en 1903 et fait entreprendre d'importants travaux pour donner un aspect plus «basque» à l'édifice ainsi qu'un confort suffisant pour accueillir les personnalités les plus éminentes de son temps.

La maison reste un lieu de villégiature, magnifié par le paysage incomparable qui s'étend depuis les terrasses et par un exceptionnel jardin quasi-tropical. Loti appréciait tant ce lieu de travail – son bureau était situé dans la tourelle principale – et de rêverie – qu'il revint y mourir en 1923.

En 1894 il rencontre Juana Josefa Cruz Gainza (1867-1949) dite « Crucita » à Hendaye, jeune femme d'origine basque qui devient sa maîtresse. Il loue alors à Hendaye la maison Bachar-Etchea, dite « la maison solitaire », que Crucita n'habite jamais car dès la conclusion de son « contrat » avec Loti, il l'emmène à Rochefort et l'installe dans une maison des faubourgs de la ville.



La maison "des aïeux" île d'Oléron

En avril 1899 Pierre Loti achète « autant pour les souvenirs d'enfance que pour toute la symbolique qui s'attache au passé protestant de la famille et aux persécutions religieuses vécues par certains membres de celle-ci au xviie siècle »19 la vieille maison familiale qu'il baptisa « la maison des Aïeules » – ses tantes – dans l'île d'Oléron, et dans le jardin de laquelle il se fait inhumer 25 ans plus tard, dans la simplicité traditionnelle des obsèques protestantes.

Ce logis bourgeois de 1739 devient alors un lieu littéraire puisque ce fut le décor peint de sa pièce Judith Renaudin, jouée en 1899 au théâtre Antoine à Paris, et il le cite souvent dans ses ouvrages.

La propriété a été classée, mais elle est privée et ne reçoit pas de visite, conformément aux dernières volontés de Pierre Loti.