Gabrielle Colette a 2 musées à St Sauveur en Puisaye







Gabrielle Colette est née à St-Sauveur-en-Puisaye
L'association Maison Natale de Colette a acheté et gère sa maison
maison bourgeoise dans l'état historique sans dispositif muséographique


  Un musée dans un château est créé avec le fonds Colette légué par héritiers
Propriété de la commune, grosse restauration avec mécénat Etat et GMF
meubles livres et objets de collection de l'appartement parisien






La maison natale de la jeunesse puis de la vieillesse

C’est dans la maison natale de Saint-Sauveur-en-Puisaye, entre ses murs, dans ses jardins, que Gabrielle Colette a acquis, auprès de sa mère, Sido, sa connaissance des plantes et des bêtes, l’attention aiguë à tout ce qui veut vivre, l’amour de la liberté et cet art de percevoir le monde à travers tous les sens qui deviendront les marques d’un style unique dans toute l’histoire de la littérature. Mieux qu’une simple maison d’écrivain, la maison natale de Colette est le seuil de sa création littéraire.

En 2016, cinq ans après son rachat par l’Association « La Maison de Colette » et à l’issue d’un lourd chantier de réhabilitation et de restitution, la demeure natale de l’écrivaine, à Saint-Sauveur-en-Puisaye dans l’Yonne, a ouvert ses portes au public. Il a fallu faire appel à des dizaines de professionnels et retrouver les savoir-faire et les techniques du 19e siècle, notamment pour recréer les papiers peints qui ornaient les murs, à l’époque de l’enfance de Colette « La grande maison grave et revêche » où Colette passa les 18 premières années de sa vie, et qu’elle retrouve à l’âge de 50 ans, n’est revêche qu’en apparence.

Sous ses allures bourgeoises elle est vibrante des moments heureux de l’enfance et de l’adolescence de Colette. C’est un cocon si plein de sensations que Colette n’en a jamais fini de l’évoquer par pans, par touches, recomposant au fil de son œuvre le cadre bienveillant du paradis de sa jeunesse.

Une maison d’écrivain, pas un musée : aujourd’hui le public est invité dans une maison bourgeoise de la seconde moitié du XIXe siècle, comme si ses occupants y vivaient toujours, sans barrière ni dispositif muséographique.

La Maison de Colette se visite comme on tourne les pages d’un livre. Une « maison-livre » suivant l’expression du journaliste et romancier Jérôme Garcin et qui garde encore intact sa poésie et sa force d’inspiration.

« Cette maison abrite un pan majuscule du patrimoine littéraire français et il a fallu six ans de combat – le mot n’est pas forcé -, pour que l’association La Maison de Colette la ramène à la vie. Pour de vrai. Sans l’écho glacial des maisons musées qu’on visite en chuchotant. Non, une maison à vivre, une maison où l’on cause, on pense, on apprend. Hier, la porte nous a été ouverte. Et promis, Colette était là. Rien n’a changé. « J’appartiens à un pays que j’ai quitté », écrivait-elle. Elle est revenue. Chez elle. A la maison. Il était temps. » (Stéphane Vergeade, L’Yonne républicaine)

   

   

   

   

Appel à souscription : L'association "la maison natale de Colette" a acheté, restauré et gère La Maison de Colette La maison natale de Colette est gérée par une association grâce à la billetterie, aux ventes et aux dons, essentiels à la vie et à l’animation du lieu. En donnant à la maison de Colette, vous contribuez :
• à l’aménagement de nouveaux espaces de visite et d’accueil : chambre des frères de Colette, vestibule et cage d’escalier, cave et grenier, studio pour un auteur en résidence, communs de la maison destinés à accueillir une salle et un salon de thé,
• à l’acquisition de meubles, d’objets et de documents originaux : lanterne à projections du père de Colette, lunette astronomique, tableaux d’Alfred Stevens, photographies originales, lettres autographes, objets ayant appartenu à la famille…
• à l’entretien du bâtiment et des jardins
• à l’organisation d’actions culturelles et pédagogiques tout au long de l’année
Les dons consentis à la maison de Colette vous permettent de bénéficier de déductions fiscales sur votre impôt : • particuliers : 66% du montant de votre don déduit de votre impôt sur le revenu (75% pour les personnes soumises à l’ISF)
• entreprises : 60% du montant de votre don déduit de votre impôt sur les sociétés.
Contreparties pour les particuliers • 20€ (soit 13€ déduits de votre impôt) : un marque-page exclusif de la maison de Colette (valeur 2,50€)
• 50€ (soit 32 € déduits de votre impôt) : Colette l’insoumise hors-série du Monde (valeur 7,9€)
• 100€ (soit 64€ déduits de votre impôt) : Cadeaux de Noël, recueil de textes inédits de Colette (valeur 15€)
• 200€ (soit 128€ déduits de votre impôt) : réplique du Pot à crayons de Colette par la poterie de la Bâtisse (valeur 28€)
• 500€ (soit 320€ déduits de votre impôt) : Colette intime de Gérard Bonal et Michel Remy-Bieth, le plus bel album publié concernant Colette (valeur 35€)
• 1000€ (soit 640€ déduits de votre impôt) : inscription de votre nom sur le mur des donateurs et Colette intime de Gérard Bonal et Michel Remy-Bieth, le plus bel album publié concernant Colette.

La château musée dans la même commune

La naissance du Musée Colette fut aussi tumultueuse que la vie de Colette. En 1974, Colette de Jouvenel, dite Bel Gazou, fille de l’auteur, souhaite qu’un musée soit érigé à la mémoire de sa mère dans le berceau familial à Saint-Sauveur-en-Puisaye. N’étant plus propriétaire de la maison natale des Colette, Bel Gazou, aidée de la municipalité, se tourne vers le château indivis et abandonné qui surplombe la ville, mais rien n’est encore possible.

Au décès de Colette de Jouvenel en 1981, sa succession fait resurgir le projet. Son frère, Bertrand de Jouvenel (ses enfants Anne, Hugues, Henri) et Foulques de Jouvenel (fils de son autre frère, Renaud de Jouvenel) décident de reprendre le flambeau et de mener à bien cette mission, soit à Paris, soit à Saint-Sauveur-en-Puisaye.

Malgré les interventions du Président de la République, du Ministère de la Culture, de la Mairie de Paris et de la Banque de France, il fut impossible de racheter l’appartement du Palais-Royal à Paris. C’est alors que les héritiers offrent à la commune de Saint-Sauveur-en-Puisaye, devenue entre temps propriétaire du château, le fonds Colette constitué de meubles, livres et objets qui se trouvaient dans l’appartement du Palais-Royal. Cette donation est signée en 1987 sous la condition de la réalisation du musée et d’un Centre d’études et de recherches.

En 1986, la GMF, fidèle à sa politique de défense du patrimoine, devient mécène du Musée Colette et son apport financier permet de réaliser une grande partie des travaux. Grâce à le GMF, à la pugnacité et l’entêtement de la Municipalité de Saint-Sauveur-en-Puisaye, le château retrouve toute sa noblesse.

Au cours de la réalisation du gros œuvre, la Direction des Musées de France et la Conservation Départementale des Musées de l’Yonne (service de la Direction des Affaires Culturelles du Conseil Général de l’Yonne) retiennent le projet d’une artiste plasticienne, Hélène Mugot, qui en devient la muséographe.

En 1995, le Musée Colette ouvre ses portes. Ainsi, 21 ans plus tard, le vœu de Colette de Jouvenel est enfin réalisé.