La Pelouse maison de Pierre Benoit à Saint-Paul-lès-Dax








Maison dont a hérité le poète à Orthez


propriété et gestion privées Groupe Gascogne

Lieu habité par l'écrivain poète, objets et manuscrits

 


 




La Maison Chrestia à Orthez

Pierre le fils aîné de Claire-Eugénie Benoit, née Fraisse, vint passer ses vacances lorsqu’il était enfant et adolescent dans le pavillon que possédaient à St Paul lès Dax les Fraisse, négociants à Dax. Il est situé au bout d’une allée de platanes, baptisé précisément les Platanes. Il y partageait son temps entre la lecture et la chasse, la famille et l’amitié lyrique avec un jeune poète de Mèes, Emile Despax, future victime de la Grande Guerre.

Devenu adulte, puis riche et célèbre, Pierre Benoit ne cessa de revenir aux Platanes, qui constituaient pour lui un refuge, un havre de paix. Il s’avisa même d’y faire vivre une de ses « petites créatures imaginaires », la belle créole Galswinthe, héroïne de « Mademoiselle de la Ferté ». Dans ce roman, publié en 1923, l’écrivain décrit la propriété sous le nom de la Pelouse – nom qui lui resta, tant il est vrai que, parfois, la fiction déborde sur la réalité.

Ce roman relate l’amitié ambiguë entre deux femmes, Anne de La Ferté et Galswinthe de Saint-Selve. Galswinthe, d’un caractère plutôt insouciant, a épousé Jacques de Saint-Selve, l’homme qui était destiné à Anne qui, du coup, dure et fière, s’est résignée à vivre en célibataire sur ses terres dans les Landes. Veuve et malade, Galswinthe revient vivre dans les Landes ou, étrangement, Anne, se charge de s’occuper d’elle. Curiosité, amitié trouble, ou froide vengeance, plusieurs interprétations de la relation entre les deux femmes sont possibles.

Le succès du roman tient à la fois de la description de la vie rurale dans la région de Dax (landes), où Pierre Benoit a ses racines et ses souvenirs d’enfance, et au mystère de la relation entre les deux femmes à une époque où le lecteur cherchait surtout le non-dit dans les romans. Pour les personnages de la famille et les décors, Pierre Benoit s’est largement inspiré de la famille de ses cousins, les Lartigue de Saint-Geours-de-Maremne (Landes). La demeure des Lartigue s’appelait ainsi La Pelouse, nom de la maison de Galswinthe dans le roman.

Sœur cadette de Pierre, Renée Benoit termina ses jours à la Pelouse. De tout temps, elle s’était attachée pieusement à conserver ce que son frère avait laissé traîner au cours de ses multiples séjours dans la maison rose : manuscrits, correspondance, livres dédicacés par les plus prestigieuses signatures, photographies, notes diverses, documentation.

Ces archives, qui sont aussi un précieux témoignage sur l’époque, ont permis de transformer la Pelouse en un musée qui perpétue la mémoire du plus raffiné de nos romanciers populaires avec ses 43 romans aux héroïnes dont le prénom commence par A, écrits en 43 ans. C'est Koenigsmark qui a inauguré la collection devenue célèbre du Livre de poche.




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