Henri Barbusse à Aumont-en-Halatte (Oise)








maison achetée par Henri Barbusse

Association les Amis d'Henri Barbusse


maison fermée, recherches de solutions pour lui redonner vie



 




Les droits d'auteur de "L'Enfer" permettent à Barbusse de faire l'acquisition en 1908 à Aumont-en-Halatte de la Maison Sylvie, une habitation champêtre, située en bordure de la forêt d’Halatte. Barbusse la baptisa ainsi en souvenir de Gérard de Nerval, qui lui aussi fréquentait ces terres du Valois. Elle se compose de plusieurs corps de bâtiments et d'un vaste jardin au bord de la forêt d'Halatte.

Il effectue quelques travaux en ces lieux, dont « les petites pièces ressemblaient toutes à d’harmonieux coffrets tendus d’étoffe », suivant les mots de sa secrétaire, Annette Vidal. Il allait ensuite écrire la plupart de ses ouvrages. C'est dans la quiétude de ce havre de paix dans le sud de l'Oise qu'il apprend la mobilisation générale en août 1914.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes s'attaqueront au symbole Barbusse en saccageant la maison.

Cette maison est en ruine malgré les efforts de l'association "les amis d'Henri Barbusse". C'est là qu'a été écrit notamment le roman "le Feu" prix Goncourt en 1916. Un livre racontant la terrible vie des soldats sur le front pendant la guerre 14-18. Jean-Marc Todeschini, le secrétaire d'état chargé des anciens combattants et de la mémoire est venu la visiter pour apporter son soutien au projet de sauvetage de la maison par l'association. Celle-ci lance un appel à la générosité et à l'Etat pour continuer les travaux de rénovation et pour en faire un musée à la mémoire de l'écrivain, projet défendu par le sénateur communiste de Paris, Pierre Laurent.

En phase finale de restauration, la maison d’Aumont attend de retrouver son mobilier et abrite des expositions temporaires. Seul rendez-vous fixe et ouvert au public : la rencontre qu’organise à Aumont, chaque 15 juin, l’Association Républicaine des Anciens Combattants, créée par Barbusse en 1917.